Claude
Ryan

Naissance

26 janvier 1925 à Montréal

Décès

09 février 2004 à Montréal

Chef du parti

15 avril 1978 au 10 août 1982

Né à Montréal en 1925, Claude Ryan fait des études classiques au Collège de Sainte-Croix puis s’inscrit à l’École de service social de l’Université de Montréal.

Il fut éditorialiste au quotidien Le Devoir de 1962 à 1978, puis directeur du Devoir et gérant général de l’Imprimerie populaire (société éditrice du Devoir) de mai 1964 à janvier 1978. Il a également été membre du conseil d’administration de la Presse canadienne de 1964 à 1971. Il devint professeur à l’Université McGill en études catholiques en 2002.

Claude Ryan s’illustre très jeune dans la société québécoise puisqu’il devient, dès l’âge de 20 ans, secrétaire national de l’Assemblée des évêques canadiens (AEC), un organisme veillant aux nombreux mouvements laïcs tels que la Jeunesse étudiante catholique (JEC) et la Jeunesse ouvrière catholique. Il s’investira totalement, pendant plus de 17 ans, dans ce vaste mouvement de revendications sociales et politiques. 

Doué d’une pensée articulée et d’une plume éloquente, Ryan intervient dans une panoplie d’enjeux tels que la main-d’œuvre, l’éducation, le travail et la famille. Il fonde l’Institut canadien d’éducation des adultes en 1956 afin d’élargir l’accès à la formation scolaire alors élitiste. En 1962, Claude Ryan joint l’équipe éditoriale du Devoir et succède rapidement à Gérard Filion à titre de directeur. Il commentera l’actualité politique québécoise de la Révolution tranquille jusqu’à l’aube du référendum sur la souveraineté, alors qu’il démissionnera pour entrer dans l’arène politique en 1978.

Il succède à Gérard D. Lévesque en 1978 comme chef du Parti libéral du Québec et devient chef de l’opposition officielle en 1979, lorsqu’il est élu député du comté d’Argenteuil. Il mène le comité du NON à la victoire en 1980, lors du premier référendum sur la souveraineté du Québec tenu par le Parti Québécois. 

Jusqu’à son départ en 1994, le gouvernement de Robert Bourassa profite de son jugement sûr et de sa maturité politique dans des moments charnières.

Il est décédé à Montréal, le 9 février 2004, à l’âge de 79 ans.