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29 novembre 2014

Des décisions difficiles


Il m’apparaît important de rappeler aux Québécoises et aux Québécois les raisons qui motivent le gouvernement à redresser les finances publiques du Québec. Rappelons les faits.

Cette année, notre service de la dette sera de 10,6 milliards de dollars. Il s’agit de l’intérêt que l’on paie sur la dette globale du Québec, qui est maintenant de 200 milliards de dollars. Et en plus, nous générons de nouveaux déficits qui s’ajoutent chaque année.

Si nous n’avions rien fait, le déficit aurait été de plus de 5 milliards de dollars en 2014-2015 et il aurait continué à augmenter par la suite. En 2015-2016, il aurait été de plus de 7 milliards de dollars.

 

Je remets constamment l’accent sur ces chiffres parce qu’ils expliquent les décisions difficiles prises par le gouvernement.

Nous n’avons même plus la marge de manœuvre nécessaire pour financer adéquatement nos priorités : la santé et l’éducation. Nous demeurons toujours les plus endettés au Canada.

Le plan de redressement du gouvernement vise à reprendre le contrôle des finances publiques. Nous accordons une importance prépondérante à l’équité entre les générations, car c’est de cela qu’il s’agit : qu’allons-nous léguer à nos enfants?

Il est temps de faire face à la réalité et d’arrêter de «vivre sur la carte de crédit». Nous ne sommes plus en 1970.

Le gouvernement passe à l’action

Cela fait plus de 40 ans que les programmes s’empilent sans aucune véritable remise en question. Les Québécois ne savent même plus pourquoi ils sont si taxés et imposés. La pensée magique ne suffit plus. Il est plus que temps de faire le ménage.

Il ne suffit plus d’écraser les dépenses simplement pour arrondir les fins d’année. Il faut prendre des décisions plus porteuses pour l’avenir du Québec.

C’est pourquoi le gouvernement a notamment :

  • Demandé un effort aux municipalités en transition vers un nouveau pacte fiscal;
  • Aboli les directions régionales du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport;
  • Optimisé les ressources dans le réseau de la santé et des services sociaux avec l’objectif de réduire la bureaucratie et d’augmenter l’efficience clinique;
  • Modernisé le programme des services de garde éducatifs à l’enfance subventionnés afin de permettre la gestion optimale du programme et ainsi d’assurer la pérennité, la qualité, l’accessibilité et l’équité des services offerts aux familles du Québec;
  • Et qu’il va aussi «rénover l’État québécois» en réduisant sa taille et son effectif et en revoyant certaines de ses structures. Le gouvernement limitera d’autres facteurs qui peuvent contribuer à augmenter les dépenses de rémunération;
  • En 2014-2015, en plus des efforts déjà réalisés, le gouvernement resserre encore les dépenses : de l’abolition des bonis au resserrement des comptes de dépenses, rien n’est négligé. L’État se serre la ceinture.

C’est ainsi que nous misons sur une meilleure utilisation de l’argent des contribuables. Nous souhaitons dégager des marges de manœuvre afin d’investir là où les besoins sont prioritaires et stimuler davantage l’économie. Ultimement, nous l’avons dit, après le retour à l’équilibre budgétaire, nous utiliserons les surplus pour réduire la dette et les impôts.

Notre contribution d’aujourd’hui sera celle que nos enfants n’auront pas à subir demain. Le gouvernement est conscient de l’effort qui est demandé à tous, mais c’est un rendez-vous national auquel nous n’avons ni le droit ni le choix de tourner le dos.

Martin Coiteux
Député de Nelligan et ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes Président du Conseil du trésor