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31 mai 2017

Militer pour assurer notre avenir


L’hiver et le printemps 2017 auront été l’occasion de sillonner le Québec à l’occasion de 13 colloques régionaux durant lesquels nous avons échangé sur une foule de préoccupations et où nous nous sommes questionnés sur le militantisme.

 

 

Le militantisme n’est plus ce qu’il était, constate-t-on dans tous les partis politiques. Mais comment parle-t-on de politique dans nos familles, au travail, dans nos réseaux (personnels et sociaux), dans nos médias? En parlons-nous autrement que pour critiquer telle décision, tel projet, tel comportement? En démocratie, il faut pouvoir s’indigner devant l’inacceptable, mais tentons-nous seulement d’ajouter une pierre constructive à l’édifice?

 

Plusieurs raisons peuvent être invoquées afin d’expliquer le désintérêt pour la politique en général et le cynisme à l’égard des politiques en particulier : multiplicité des causes dans lesquelles s’impliquer, rythme de vie effréné, difficulté à concilier vie personnelle et vie professionnelle, impression de ne pas avoir sa place et j’en passe.

 

Et pourtant… les défis énormes qui guettent nos sociétés sont plus grands que nature! Pas besoin de chercher plus loin que la tragédie vécue par nos concitoyens et concitoyennes qui ont tout perdu durant les crues printanières. Les changements climatiques sont susceptibles de provoquer des ravages de toutes sortes dans les années qui viennent. Comment nous transformer en société résiliente pour les affronter, les surmonter, minimiser les dégâts, protéger sa famille, se protéger soi-même et protéger ses biens?

 

La révolution numérique nous a simplifié la vie à maints égards et a rendu possibles des choses dont on ne pouvait que rêver il y a 25-30 ans, comme la possibilité de voir un être cher à distance avec les FaceTime et Skype de ce monde. Les merveilles de l’ère numérique s’accompagnent cependant d’un côté plus sombre. Comment prévenir les cyberattaques, comment s’en remettre et comment ne pas être totalement démunis lorsqu’elles surviennent?

 

La troisième révolution industrielle a déjà commencé à transformer l’économie et promet de laisser une place plus grande aux communaux, aux échanges et à l’économie sociale. Le monde du travail sera demain bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui – comment allons-nous nous y adapter, comment nos écoles pourront-elles préparer les travailleurs de demain, comment gagnerons-nous notre vie au fur et à mesure de l’automatisation des tâches peu qualifiées mais aussi de tâches relevant du secteur des services qui sont dans la mire de l’intelligence artificielle?

 

Voilà autant de défis et de questions qui exigeront des chantiers de réflexion et des solutions collectives. À mon avis, un parti politique comme le Parti libéral du Québec est un véhicule démocratique au sein duquel tout citoyen, toute citoyenne peut contribuer à faire avancer une cause qui lui tient à cœur.

 

À bon entendeur, salut!

Linda Caron
Présidente de la Commission politique