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20 août 2019

Le nationalisme que l’on souhaite


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Lettre ouverte

Lors de son discours d’ouverture la fin de semaine dernière, le premier ministre promettait solennellement aux Québécoises et Québécois de « prôner un nationalisme rassembleur ». Un nationalisme qui se déclinerait également sous la forme économique, puisqu’il n’a cessé de le scander : « Éducation, économie, santé. Voilà nos trois grandes priorités ».

Mais une question subsiste : de quel nationalisme économique parle-t-il? Pour certains, il constitue une idéologie, pour d’autres, un porte-étendard pour déployer fièrement son appartenance à une nation québécoise qui défend ses valeurs, sa culture et son identité francophone. S’il y a bien une notion qui mériterait que l’on s’y attarde, c’est celle-là!

 

Et pourtant, quelle fierté M. Legault nous a-t-il laissée à l’issue des consultations publiques sur le Plan en immigration 2020-2022? Les intervenants ont défilé les uns après les autres pendant quatre jours pour témoigner de leur déception face à l’entêtement d’un gouvernement qui s’acharne à priver la société québécoise du capital humain qui lui est nécessaire.

Les représentants du monde des affaires, mais aussi de la sphère communautaire, n’ont eu de cesse, pour les premiers, d’alerter sur le besoin criant en main-d’œuvre; et pour les seconds, de l’assurance qu’avec les ressources disponibles, nous serions en mesure de procéder à une intégration réussie. « Augmentez les seuils, de grâce » pouvions-nous entendre tout au long de cette semaine écoulée!

Mais qui prête attention aux chiffres d’Emploi-Québec qui annonce qu’en 2030, 1,4 million d’emplois seront à pourvoir? Qui se soucie que 82 % des entreprises manufacturières peinent à recruter, ou encore du sort du secteur aéronautique qui affichera 31 000 postes vacants pour la prochaine décennie? Qui réalise que le secteur des technologies de l’information manquera de 44 000 emplois d’ici à 2021?

Le Québec a tout pour être économiquement fier! Nos finances sont saines et notre économie prospère. Le Québec est un leader mondial dans le secteur de l’intelligence artificielle. Nous jouissons, à l’international, d’une réputation qui nous permet d’attirer talents et investissements. Nos entrepreneurs se lancent à la conquête de nouveaux marchés aux quatre coins de la planète. Quel honneur de les voir se déployer, fiers ambassadeurs du Québec et de son savoir-faire.

 

Le nationalisme économique ne se borne pas uniquement à retenir au Québec les sièges sociaux. Prévoir et avoir un pas d’avance! Le nationalisme économique recommande aussi de regarder vers les milliers de PME qui emploient 92 % des Québécois afin de les doter de tous les ingrédients et outils nécessaires pour contribuer à leur croissance économique. Le nationalisme économique, c’est aussi accepter de collaborer et de communiquer avec tous ceux qui sont en mesure d’accompagner l’action gouvernementale dans sa démarche de croissance et de développement économique.

S’évertuer à couper l’herbe sous le pied de nos entreprises, ce n’est pas du nationalisme économique! Pour des raisons idéologiques, M. Legault s’entête à les priver du capital humain qui lui fait cruellement défaut. Pis encore, il leur reproche d’être à l’origine de leur propre malheur, car, dans le fond, elles n’ont qu’à hausser les salaires pour combler leurs besoins en main-d’œuvre. Pour un ex-entrepreneur, toute une logique, pleine de cohérence … Si c’est cela le nationalisme économique de la CAQ, on passera notre tour!

Monsef Derraji
Député de Nelligan et porte-parole libéral en matière de PME, d’innovation et d’immigration