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18 octobre 2016

La diplomatie québécoise : la personnalité unique du Québec à l’international reconnue et célébrée


Christine St-Pierre – Ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre responsable de la région des Laurentides

Jean-Marc Fournier – Leader parlementaire du Gouvernement du Québec, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

18 octobre 2016

La semaine dernière, avant le début de la 19e rencontre alternée des premiers ministres québécois et français, les premiers ministres Couillard, Trudeau et Valls ont parlé d’une seule voix afin d’encourager la signature de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne.

Rappelons que le Québec a joué un rôle de premier plan dans la décision du Canada et de l’Union européenne d’envisager un partenariat économique large et ambitieux et de lancer, en 2009, les négociations de l’AECG. En effet, dès 2006, le premier ministre d’alors, M. Jean Charest, par des démarches et initiatives sur le plan politique, tant auprès des autorités de l’UE que de celles du Canada, a fait valoir l’importance de renforcer les relations économiques entre les deux partenaires commerciaux.

À l’occasion du déjeuner-conférence portant sur l’AECG, le premier ministre Trudeau a déclaré : « C’est un exemple de ce que la présence diplomatique du Québec sur la scène internationale peut accomplir pour non seulement renforcer la réputation de la province à l’étranger, mais aussi celle du Canada. »

M. Trudeau a également profité de cette tribune pour affirmer que « le Québec entretient une relation unique, directe et privilégiée avec la France ».

Ces déclarations fortes et claires, exprimées pour la première fois de façon aussi directe par un premier ministre canadien, constituent une reconnaissance de la voix internationale du Québec, notamment de son réseau de 28 représentations, et de sa relation unique avec la France.

Le gouvernement fédéral reconnaît ainsi un élément de notre personnalité propre et particulière du Québec, qui n’est pas en opposition à celle du Canada, mais qui la complète et qui lui donne une autre dimension. Voilà bien un exemple marquant du fédéralisme de collaboration qui doit être promu.

Ensemble, nous sommes plus forts, et cette voix internationale du Québec avantage le Canada.

Que ce soit en matière culturelle, sociale ou éducative, ou encore en matière économique et climatique, le rôle international du Québec est reconnu plus que jamais.

Depuis les années soixante, le Québec estime fondamental de faire entendre sa voix sur la scène internationale dans ses champs de compétence exclusifs, mais aussi de plus en plus à l’égard des champs de compétence partagés avec le gouvernement fédéral, comme le démontre la diplomatie climatique québécoise.

À l’occasion de ses rencontres avec le premier ministre de Chine, le président du Mexique ou le président de Cuba, ou encore par ses participations aux forums internationaux comme celui de la COP 21, où il agissait à titre de coprésident des États fédérés, notre premier ministre, M. Couillard, présente notre vision québécoise de la modernité.

Cette capacité du Québec à prendre sa place n’enlève rien aux autres, au contraire! En reconnaissant cet élément de notre société distincte, M. Trudeau suggère une vision du Canada qui prend appui sur la personnalité québécoise plutôt que de la nier. On peut choisir la collaboration plutôt que les tiraillements, les querelles et les divisions; car après tout, nous sommes en 2016!

Jeudi dernier, le Canada a reconnu une nouvelle fois que « le Québec est différent, et c’est tant mieux ». Ce à quoi nous répondons : « Nous sommes Québécois et c’est notre façon d’être Canadiens ».