Adélard
Godbout

Naissance

24 septembre 1892 à Québec

Décès

18 septembre 1956 à Montréal

Chef du parti

11 juin 1936 au 22 juillet 1949

Premier ministre

08 novembre 1939 au 30 août 1944

Né à Saint-Éloi le 24 septembre 1892, Adélard Godbout est agronome et professeur à l’École d’agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1918 à 1930. Ardent défenseur des intérêts des agriculteurs et de l’importance de la formation dans ce domaine, son apport est reconnu lorsque le bâtiment principal de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) du campus de La Pocatière est nommé Pavillon Adélard-Godbout en 2009.

Il devient député libéral de L’Islet en 1929.

Grâce à de profondes convictions et à une ténacité hors du commun, il a engagé le Québec sur la voie de la modernité à plusieurs chapitres. Adélard Godbout accorde le droit de vote aux femmes en 1940, malgré une forte opposition des milieux conservateurs. Il s’est également dressé devant les abus flagrants commis au détriment des consommateurs et du développement économique par la Montreal Light Heat & Power, le réseau montréalais d’électricité. En nationalisant cette puissante compagnie dont les pratiques commerciales suscitaient un fort mécontentement depuis plusieurs décennies, Godbout a mis efficacement l’électricité au service des gens et du progrès. 

En créant la Commission hydroélectrique du Québec le 14 avril 1944 afin de gérer les 4 centrales hydroélectriques de la Montreal Light Heat & Power, Godbout a ainsi donné vie à Hydro-Québec, un joyau du patrimoine des Québécois. En fait, par ce geste sans précédent, Adélard Godbout amorçait la plus importante étape d’une longue marche qui allait permettre au Québec de figurer aujourd’hui comme l’un des plus importants producteurs d’énergies propres au monde. De plus, l’instauration de la gratuité scolaire, accompagnée de l’obligation de fréquenter l’école jusqu’à 16 ans et de l’adoption d’un nouveau code du travail qui reconnaît le droit à la syndicalisation, démontre l’importance du rôle que jouera son gouvernement à partir de la Révolution tranquille. 

Bien que l’histoire du XXe siècle lui ait donné raison quant à la nécessité d’épauler militairement nos alliés européens lors de la Deuxième Guerre mondiale, l’électorat québécois ne lui pardonnera pas d’avoir défendu la conscription préconisée par le fédéral et plébiscitée par l’ensemble de la population canadienne. Défait en 1948 par cette décision courageuse mais impopulaire, Adélard Godbout démissionne alors comme chef du Parti libéral. 

Décédé à Montréal, le 18 septembre 1956, à l’âge de 63 ans.