Georges-Émile
Lapalme

Naissance

14 janvier 1907 à Montréal

Décès

05 février 1985 à Montréal

Chef du parti

20 mai 1950 au 31 mai 1958

Intellectuel reconnu, Georges-Émile Lapalme a mené la réflexion pavant la voie à la Révolution tranquille. À l’été 1959, l’ex-chef du Parti libéral du Québec ne sait pas encore que l’œuvre qu’il rédige, « Pour une politique », deviendra non seulement le programme électoral des libéraux de « l’Équipe du tonnerre » menée par Lesage, mais aussi le canevas du Québec moderne. À juste titre, Georges-Émile Lapalme est considéré à la fois comme le père du Parti libéral du Québec moderne et comme le père de la Révolution tranquille.

Né à Montréal en 1907, il est admis au Barreau en 1929 et exerce sa profession à Joliette jusqu’en 1939. Conseiller du Barreau des Laurentides en 1946, il fut fondateur du Joliette Journal en 1947. 

À la faveur d’une notoriété grandissante et attiré par la politique active, Georges-Émile Lapalme est d’abord élu député libéral fédéral du comté Joliette-L’Assomption-Montcalm en 1945. Si cette première victoire apparaît comme une défaite de l’Union nationale qui soutenait le candidat conservateur, sa réélection en 1949 apparaît comme une victoire pour l’idéologie libérale dans la « Grande Noirceur ». 

Georges-Émile Lapalme est dès lors pressenti comme futur chef du Parti libéral au Québec, d’autant plus qu’il alimente activement la flamme libérale, puisqu’il a créé une association de comté et le Joliette Journal dont les articles sont parfois relayés par la presse provinciale.

Élu chef du PLQ en mai 1950, Lapalme veut faire du parti un lieu démocratique ouvert aux débats d’idées et un foyer permanent pour le rayonnement de l’idéologie libérale. Fort d’un modèle d’organisation politique dotée d’une base militante déployée dans son comté de Joliette, Lapalme réformera en profondeur le Parti libéral. 

Dès 1950, il s’attèle à l’élaboration et à la diffusion d’un programme axé sur la justice sociale. Grand démocrate, il crée la Fédération libérale du Québec (FLQ) afin de relayer les idées de la base vers le sommet exécutif du parti. 

Élu député dans la circonscription de Montréal-Outremont en 1953, il sera chef de l’opposition officielle jusqu’à l’élection de Jean Lesage comme premier ministre en 1960. 

Le premier ministre l’a nommé Procureur général de 1960 à 1963 et vice-premier ministre de 1960 à 1964. Il a été le premier titulaire du ministère des Affaires culturelles de 1961 à 1964. Parmi ses réalisations, on compte la création de l’Office de la langue française et l’instauration des relations entre le Québec et la France, premier pas du Québec à l’étranger. 

Décédé à Montréal, le 5 février 1985, à l’âge de 78 ans.