Lévis, le 21 août 2026 — Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, accompagné de Michel Leblanc, candidat dans Marguerite-Bourgeois, Julie White, candidate dans Jean-Talon, Brittany Blais, candidate dans Lévis, et Frédéric Beauchemin, candidat dans Brome-Missisquoi, a dévoilé aujourd’hui quatre engagements visant à revoir la façon dont le gouvernement du Québec achète des biens et des services, afin de donner un accès réel aux marchés publics aux entreprises d’ici.
Chaque année, le gouvernement du Québec octroie des milliers de contrats. En 2024, selon le Conseil du trésor, plus de 32 000 contrats ont été attribués, pour près de 32 milliards de dollars. Pourtant, trop d’entreprises québécoises, en particulier les PME, demeurent exclues. Le Parti libéral du Québec propose de changer les règles du jeu.
« Dans un contexte de bouleversements avec nos voisins et de changements économiques mondiaux, devenir un meilleur client pour nos PME qui forment 99 % de notre économie, c’est une façon concrète de les soutenir », a déclaré Charles Milliard.
Engagement 1 : Ouvrir davantage les marchés publics aux entreprises qui créent de la valeur ici
La marge préférentielle de 15 % sera généralisée dans les appels d’offres publics, lorsque les règles applicables le permettent, pour les ministères, les organismes et les sociétés d’État.
L’objectif est de donner un avantage réel à la valeur créée au Québec, et de distinguer plus clairement une entreprise qui fabrique réellement ici d’une entreprise qui importe un produit fabriqué ailleurs pour le distribuer.
Les deux réalités ne sont pas les mêmes : une entreprise qui fabrique ici crée aussi du savoir-faire ici, une valeur que le gouvernement doit mieux reconnaître. Dans un contexte où nos partenaires commerciaux utilisent eux aussi leurs marchés publics pour soutenir leurs entreprises, le Québec doit être capable de faire affaire avec les siennes.
Engagement 2 : Acheter mieux, pas simplement moins cher
La façon de faire actuelle a trop longtemps été dominée par le réflexe du plus bas soumissionnaire conforme. Le prix compte, mais la qualité, la durabilité, la performance et l’innovation comptent aussi, et devraient peser davantage dans les décisions d’approvisionnement public.
Les entreprises pourront proposer leurs propres solutions innovantes, l’État se contentant de décrire le problème à régler plutôt que d’imposer une solution toute faite, une façon de faire confiance au talent qui existe déjà sur le terrain et de donner une vraie chance aux innovations québécoises.
Le principe du plus bas soumissionnaire conforme sera aboli, pour favoriser l’octroi de contrats à des entreprises québécoises et pour favoriser l’innovation.
Engagement 3 : Faire de l’État un client plus simple, plus rapide et plus fiable
Faire affaire avec le gouvernement ne devrait pas être un test d’endurance bureaucratique. Les formulaires seront simplifiés, les procédures administratives numérisées, les délais de réponse aux soumissionnaires réduits, et les entreprises auraient plus de flexibilité pour présenter leurs solutions. Un propriétaire de PME devrait consacrer son énergie à développer ses produits, trouver de nouveaux clients et embaucher, plutôt que de se consacrer à la paperasse gouvernementale.
Autre aspect essentiel : payer rapidement. Une entreprise doit continuer à verser des salaires, payer ses fournisseurs, financer ses stocks et investir dans son prochain contrat ; elle ne devrait pas avoir à augmenter sa marge de crédit parce que son gouvernement tarde à la payer. Nous nous engageons à réduire le délai de paiement à 30 jours. Un véritable cadre de paiement rapide sera mis en place pour toutes les entreprises qui font affaire avec l’État, car si on demande aux PME d’être de bons fournisseurs, l’État doit d’abord être un bon client.
Engagement 4 : S’assurer que l’État soit le premier à donner sa chance aux entreprises innovantes
C’est peut-être le changement de culture le plus important. Le Québec est excellent pour avoir des idées : il compte des entrepreneurs, des chercheurs, des ingénieurs, des centres de recherche et des entreprises capables de développer des solutions remarquables.
Pourtant, trop souvent, une entreprise construit un prototype prometteur, puis frappe un mur en cherchant son premier grand client. Pour obtenir un grand contrat, on exige une expérience. Mais pour obtenir cette expérience, il faut avoir déjà décroché un grand contrat. C’est un cercle absurde.
Quand une solution québécoise est bonne, qu’elle répond à un besoin réel et qu’elle offre de la valeur, l’État doit pouvoir lui donner sa première véritable occasion. Le gouvernement ne doit pas seulement aider les entreprises à démarrer, il doit leur permettre de grandir.
Cette même logique doit s’appliquer dans les régions, les écoles, les hôpitaux, les CHSLD et les institutions publiques, avec davantage de partenariats entre les entreprises agroalimentaires régionales et les institutions publiques qui les entourent pour ainsi rapprocher ceux qui produisent de ceux qui achètent, et permettre aux PME de devenir plus fortes chez elles avant d’aller chercher des marchés ailleurs.
« C’est en rassemblant l’État, les entrepreneurs, les travailleurs, les régions et nos institutions que nous voulons rebâtir le Québec. Une alliance où chacun fait sa part, où les décisions se prennent plus près du terrain et où le gouvernement aide à ouvrir des portes aux entreprises d’ici. Nos PME sont là pour créer des emplois, faire vivre nos municipalités et soutenir nos communautés. Elles sont là, quand vient le temps d’investir, d’innover et de prendre des risques. Aujourd’hui, c’est à notre tour de bâtir pour elles. Pour leur ouvrir des marchés. Pour leur lever des obstacles. Pour leur donner une chance de grandir ici et de réussir partout. Parce que lorsque nos PME vont plus loin, c’est tout le Québec qui va plus loin avec elles », a déclaré Charles Milliard.