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27 novembre 2020

Lettre ouverte au CRTC


Objet : Lettre ouverte au CRTC au sujet de la révision des exigences relatives au contenu canadien applicables aux stations de langue française diffusant de la musique populaire adressée au président du CRTC, M. Ian Scott.

 

Monsieur le Président,

À l’instar de l’ADISQ et de l’Union des artistes (UDA), nous croyons que les exigences relatives au contenu canadien applicables aux stations de langue française diffusant de la musique populaire doivent être maintenues.

Les quotas de musique francophone sont essentiels à la survie des créateurs québécois de musique populaire et contribuent à préserver la place de la langue officielle du Québec dans l’espace public. Alors que certains demandent une diminution radicale – de 65 % à 35 % pour la semaine de radiodiffusion – de leurs obligations, nul besoin de vous rappeler que l’actualité récente démontre une fois de plus ou plus que jamais l’importance de maintenir, de faire la promotion et de renforcer la place de notre langue officielle dans notre société.

Le secteur culturel québécois est unanime : pour maintenir un écosystème qui fonctionne et qui permet de mettre en contact les créateurs et les auditeurs. Les Québécoises et les Québécois aiment écouter la radio et y découvrir des artistes d’ici qui s’inspirent en retour de la société dans laquelle ils évoluent. Ce dialogue est sain et nécessaire pour une société fière de sa culture et de sa langue officielle.

Nous croyons essentiel de rappeler à tous, mais surtout aux créateurs, que nous croyons que leur apport à notre société est digne d’être défendu. La découverte des contenus francophones est essentielle pour la préservation de notre lague dans un contexte minoritaire en Amérique du Nord.

La diffusion et la promotion de la langue française contribuent à la vitalité culturelle du Québec et au développement de ses artistes. Nous croyons donc qu’il est indispensable de maintenir les exigences actuelles et même de les bonifier. Après tout, il n’y a pas de nation sans culture et sans langue.

Nous vous demandons aujourd’hui de poser un geste fort pour la protection de la langue française et la promotion de la musique francophone en maintenant les quotas actuels.

Isabelle Melançon
Députée de Verdun
Porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications

Hélène David
Députée de Marguerite-Bourgeoys
Présidente du caucus de l’opposition officielle
Porte-parole de l’opposition officielle pour la protection de la langue française

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