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06 avril 2018

De nombreuses raisons pour se rallier au projet de REM


Par

André Fortin

Député de Pontiac
Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports

Martin Coiteux

Député de Nelligan
Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire
Ministre de la Sécurité publique
Ministre responsable de la région de Montréal

Carlos J. Leitão

Député de Robert-Baldwin
Ministre des Finances

Geoffrey Kelley

Député de Jacques-Cartier
Ministre responsable des Affaires autochtones

 

Source : Montreal Gazette

L’inauguration du métro en 1966 a suscité un profond sentiment de fierté et d’accomplissement chez les Québécois et Québécoises quant aux possibilités offertes par le transport en commun, une ferveur qui reste inégalée à ce jour. Au cours des cinquante dernières années, nous avons cherché des façons innovantes d’améliorer les transports sur l’île de Montréal et en périphérie, des solutions qui auraient une incidence comparable à celle de la mise en place du métro.

Puis est arrivé le Réseau express métropolitain (REM), le projet de développement le plus ambitieux et le plus prometteur depuis des années, et surtout, un projet sur le point de se concrétiser.

Malgré le fait que le projet en soit à quelques semaines seulement de son début, les partis de l’opposition ont à nouveau démontré qu’ils privilégient leurs intérêts politiques à l’intérêt commun.

La liste des raisons pour lesquelles les Montréalais et Montréalaises devraient se rallier au projet est longue. Par souci de concision, nous nous limiterons aux trois raisons principales.

Premièrement, le REM mettrait à la disposition des résidents de la ville et des banlieues un système de transport à haute fréquence à la fois vert et moderne, qui réduirait la durée des déplacements de façon importante. Cette raison, à elle seule, devrait satisfaire les plus fervents opposants.

Mais ce n’est pas la seule raison. Le REM générera 34 000 emplois pendant la phase de construction, et 1 000 emplois additionnels une fois qu’il sera en service.

Enfin, rappelons que le financement pour ce projet est déjà établi.

Pour résumer, le REM fera de Montréal la ville de classe mondiale qu’elle mérite d’être, en fournissant une solution de transport de premier plan qui répondra aux besoins des communautés, des familles et des citoyens.

Dans cette perspective, il est difficile de voir autre chose que de la politique partisane dans les critiques récentes que le Parti Québécois (PQ) et la Coalition Avenir Québec (CAQ) ont formulées à l’encontre de ce projet phare.

La proposition du PQ entraînerait une autre décennie de consultations, d’études de faisabilité et de délais inutiles. Leur Grand Déblocage ne réduirait pas la durée des déplacements pour les familles de la région métropolitaine de Montréal, sans mentionner les répercussions potentielles qu’il pourrait avoir sur l’économie de la ville entière. Il néglige aussi les besoins urgents de l’Ouest de l’île et de la région de Vaudreuil-Soulanges, qui fait l’objet d’une croissance démographique continue.

Il est important de noter que des intervenants clés des secteurs économique et environnemental tels que les maires de Montréal, de Laval et de Brossard, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Équiterre, la Fondation David Suzuki et Trajectoire Québec ont réitéré leur désir de voir le REM aller de l’avant, malgré la proposition du PQ d’abandonner le projet.

En outre, la proposition de la CAQ transgresserait la règle de gouvernance principale de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, qui vise l’indépendance et la neutralité politique.

Il est regrettable d’assister à ces tentatives de sabotage du projet, et de constater quels intérêts elles servent, plutôt que d’œuvrer de façon constructive à la mise en œuvre du projet.

Grâce au REM, nous entrons finalement dans une ère moderne définie par un transport en commun étendu et efficace. Il est vrai qu’un seul projet ne peut prétendre relever tous les défis liés au transport, mais le REM est un pas de géant dans la bonne direction et peut rendre les Québécois et Québécoises fiers à nouveau.

En parallèle au REM, le gouvernement du Québec travaille aussi à améliorer la mobilité dans l’ensemble de la région métropolitaine de Montréal, y compris dans l’Est de la ville. C’est pourquoi nous avons annoncé un engagement visant le prolongement de la ligne bleue dans le dernier budget.

Ce gouvernement est déterminé à remédier aux besoins de la région métropolitaine de Montréal en matière de transport en mettant l’accent sur l’excellence et l’exécution. Il serait honteux de recourir à de la politique partisane et à des manœuvres électorales qui mettraient en péril ce progrès.

André Fortin
Député de Pontiac
Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports

Martin Coiteux
Député de Nelligan
Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire
Ministre de la Sécurité publique
Ministre responsable de la région de Montréal

Carlos J. Leitão
Député de Robert-Baldwin
Ministre des Finances

Geoffrey Kelley 
Député de Jacques-Cartier
Ministre responsable des Affaires autochtones