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15 juillet 2016

La ratification de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG) est une priorité pour le Québec


Les gouvernements libéraux qui se sont succédé ont tous un point en commun : ils ont proposé des projets audacieux et visionnaires qui ont façonné le Québec d’aujourd’hui. Ils l’ont fait avec les idées, le soutien et l’appui des militants libéraux de toutes les régions du Québec. Que nous pensions à l’équipe des premiers ministres Jean Lesage, Robert Bourassa ou Jean Charest, le Québec a incarné le changement plutôt que le subir.

Je termine une mission économique importante au Royaume-Uni et en Allemagne. Outre notre participation au Salon de l’aéronautique de Farnborough, afin de soutenir nos entreprises dans le secteur aérospatial, et à la Conférence des chefs de gouvernement des Régions partenaires à Munich, un de mes objectifs était de promouvoir l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.

Le Brexit ne doit pas amener l’Europe à rejeter les marchés ouverts. Au contraire, il doit amener l’Europe à insister davantage sur la nécessité d’ouverture des marchés. Nous devons miser sur la confiance plutôt que sur la méfiance.

L’objectif de l’Accord est simple : assurer la mobilité des biens, des capitaux et des personnes. Pour nos entreprises, c’est d’avoir la capacité d’exporter plus facilement leurs produits par la réduction de barrières administratives et financières souvent très lourdes. L’AECG facilitera l’investissement étranger chez nous.

Porte d’entrée de l’Amérique du Nord, le Québec a retrouvé un climat d’affaires propice à l’investissement. Nous avons présenté deux budgets équilibrés. Notre gestion a été saluée par les agences de crédit Fitch, DBRS, Standard & Poor’s et Moody’s. C’est un facteur non négligeable pour les investisseurs potentiels. Nos priorités économiques sont claires : le manufacturier innovant, les exportations, l’entrepreneuriat. Ces priorités se déclinent dans plusieurs stratégies que nous avons présentées, et celles-ci répondent directement aux besoins des entreprises.

Le Québec est prêt à accueillir des investissements pour faire croître son économie et à conquérir de nouveaux marchés pour créer des emplois chez nous.

L’AECG est une formidable occasion que nous devons saisir. Le Québec, le Canada et l’Europe ne peuvent pas la rater. Nous ne ménagerons aucun effort pour nous assurer que cet Accord puisse être ratifié dans les meilleurs délais, dans l’intérêt de nos travailleurs et de nos entrepreneurs.

Avec sa population de plus de 8 millions de personnes, le Québec doit se tourner vers les exportations pour développer de nouveaux marchés. Rappelons-nous que l’Europe constitue un bassin de près de 500 millions de consommateurs.

Ce fait, le premier ministre Jean Charest l’avait bien compris lorsqu’il a lancé l’idée de cet accord. Aujourd’hui, la négociation est terminée. Les étapes subséquentes doivent suivre leur cours.

Au cours des derniers mois, nous avons engagé le Gouvernement du Québec dans une démarche diplomatique visant à promouvoir les bienfaits de l’Accord et à rassurer celles et ceux qui en craignent les effets en nous appuyant notamment sur la présence de sept représentations établies dans six pays européens.

Cependant, dans un monde en profond changement, notamment par l’importance grandissante accordée au numérique et aux technologies dans tous les secteurs, le Québec ne doit pas être à la remorque. Au contraire, il doit être comme un leader. Pour ce faire, notre gouvernement a choisi de miser sur le manufacturier innovant, l’exportation et l’entrepreneuriat. Ces piliers doivent se trouver au cœur de nos stratégies et de nos interventions. C’est de cette manière que nos entreprises, qui sont les grands bâtisseurs de notre économie, pourront se démarquer.

Je termine aujourd’hui une mission économique chez notre 3e partenaire commercial, l’Allemagne. Devant des entrepreneurs locaux, j’ai fait la promotion du Québec et j’ai rappelé l’importance d’accroître nos échanges, de miser sur l’ouverture et la confiance. Dans ce contexte, j’ai donc axé mon message sur l’importance de ratifier le plus rapidement possible l’AECG.

L’AECG est une opportunité à saisir au profit de toutes les Québécoises et de tous les Québécois. Cet accord est bénéfique pour nous, car il nous permettra d’augmenter les échanges et la fluidité des biens, des personnes et des capitaux.

Nous en sortons tous gagnants. Faisons ensemble de l’ouverture la nouvelle marque de commerce du Québec.

Philippe Couillard
Député de Roberval et premier ministre du Québec